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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve
Dans une vidéo diffusée par ses services, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a indiqué avoir donné l'ordre à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth. "Il ne sera pas question de laisser le Hezbollah attaquer nos villes et nos citoyens sans que son quartier général terroriste à Beyrouth, à Dahiyeh, ne soit pris pour cible", a-t-il déclaré, promettant en parallèle d'"intensifier nos opérations sur le terrain dans le sud du Liban".
"Le Hezbollah est en déroute. Nous sommes déterminés à rétablir la sécurité pour les habitants du nord, tout comme nous l'avons fait pour ceux du sud" d'Israël, a-t-il encore affirmé.
Prime Minister Benjamin Netanyahu: "Together with the Minister of Defense, I have instructed the IDF to strike terrorist targets in Beirut. There will not be a situation in which Hezbollah attacks our cities and our citizens, and its terrorist headquarters in Beirut, in Dahiyeh,… pic.twitter.com/g93PGk19aY — Prime Minister of Israel (@IsraeliPM) June 1, 2026
Dans le sillage des déclarations d'un porte-parole de la diplomatie iranienne, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a martelé sur X que la trêve en cours avec Washington "est sans équivoque un cessez-le-feu sur tous les fronts, y compris au Liban". "Sa violation sur un seul front constitue une violation du cessez-le-feu sur tous les fronts", et les États-Unis et leur allié israélien sont "responsables des conséquences de toute violation", a-t-il ajouté.
للتنبيه العاجل: وقف إطلاق النار بين إيران والولايات المتحدة يُعدّ، من دون أي لبس، وقفاً شاملاً لإطلاق النار في جميع الجبهات، بما في ذلك لبنان. وإن انتهاك هذا الوقف في أي من الجبهات يُعد انتهاكاً له في جميع الجبهات. وتتحمل الولايات المتحدة وإسرائيل مسؤولية تبعات أي انتهاك للهدنة. https://t.co/ib3qupctnk — Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) June 1, 2026
Au-delà des menaces d'attaques contre la banlieue sud de Beyrouth, l'armée israélienne a poursuivi par ailleurs ce lundi ses frappes dans le sud du Liban, selon l'Agence nationale d'information, l'agence libanaise officielle. Elle y a ordonné l'évacuation d'une quinzaine de villages, selon un porte-parole arabophone de l'armée, Avichay Adraee.
Sur le front libanais, Beyrouth avait été relativement épargnée ces dernières semaines par les frappes israéliennes, depuis une journée particulièrement sanglante : plus de 350 personnes (nouvelle fenêtre) avaient été tuées le 8 avril dans des offensives massives sur le Liban, dont une majorité dans la région de la capitale. En mai, deux frappes avaient toutefois visé la banlieue sud de Beyrouth et le sud de la capitale, Israël affirmant qu'elles étaient dirigées contre des responsables du Hezbollah. Une trêve est censée être en vigueur depuis le 17 avril.
Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne. "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n'a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé Anouar El Anouni.
La procureure générale d'Israël a mis en garde contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées. Depuis que le gouvernement de Benyamin Netanyahou a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisi...
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